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Quand le soleil est à son zénith... [PV Heine]

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MessageSujet: Quand le soleil est à son zénith... [PV Heine] Jeu 12 Jan - 20:04
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Apprenti Alchimiste
Age du Personnage: 15 ans
Race: Titan de feu
Métiers: Alchimiste
Argent: 1500

La ville. Raven n'était pas vraiment dans son élément ici. Surtout dans une ville aussi immense. Il avait toujours eu l'habitude de vivre dans des maisons de campagne tandis que son père travaillait à la ville. C'était "mieux pour la santé" comme le disait si bien la mère du jeune homme. Du coup, marcher dans un quartier bondé comme celui-ci avait plutôt tendance à le dérouter, en plus il se sentait minuscule parmi tous ces gens qui le surplombaient. Il observait les alentours avec ses immenses yeux bleus qui reflétaient à la fois la curiosité mais aussi par moment l'aversion pour tous ces gens -surtout les vieilles dames- qui venaient lui parler en lui pinçant la joue sous prétexte qu'il était un "charmant petit garçon". Ses nuits dans l'hôtel où on l'avait guidé n'étaient pas de tout repos, son confort et son petit luxe lui manquait. Mais s'il y avait bien une chose qu'il ne regrettait pas, c'était bien toute l'indépendance qu'il avait gagné en passant ce portail il y de ça deux jours.

Il devait être aux alentours de midi et la douceur de l'air baignait la foule dans laquelle s'élevait de temps en temps un rire d'enfant. Lui restait silencieux, se demandant tout de même ce que devenait sa soeur au Pays de Galle, sa mère ainsi que toute sa famille. Le croyaient-ils mort? Il était persuadé que sa soeur leur avait raconté qu'il avait sauté du haut de la falaise sauf qu'il était bel et bien en vie. Quel souvenir allait-il bien pouvoir laisser aux gens... Puis, il secoua la tête, l'important n'était pas de savoir ce qui pourrait bien se passer dans ce qui était son ancienne vie, mais bien ce qu'il allait advenir de ce petit homme dans ce nouveau monde auquel il avait encore parfois du mal à croire. Il lui fallait rendre l'image qui appartenait à son rang. On lui avait toujours appris à se tenir en société, tant sur le plan vestimentaire que sur l'attitude. Mais là... il fallait avouer qu'avec ses vêtements sortis tout droit de la Renaissance et son ruban en velours noir nouant une minuscule queue de cheval, il dénotait sérieusement par rapport au reste de la population. C'est simple, il croyait parfois voir un tableau directement tiré du Moyen-Âge. Ce devait aussi être pour ça que certains le dévisageaient étrangement.

Surtout... surtout un groupe d'hommes en particulier qui n'avaient pas arrêté de le suivre depuis environ une bonne dizaine de minutes. En tête de groupe, il y avait un grand balafré chauve qui devait frôler les deux mètres de haut. Ils n'avaient pas l'air bien fins ces six là... Mais Raven continua sa route, persuadé de se faire des idées et que de toute manière, tout ici était différent. Un peu comme si la criminalité n'avait pas sa place sur ces terres. Le jeune homme aux allures enfantines se trompait et lourdement. Les six gaillards finirent par l'entourer, et le cacher aux yeux de la foule et avec ses 1 mètres 55, c'était vraiment un jeu d'enfant. On lui saisit les bras, lui passa un bâillon et le traîna dans une ruelle qui sentait la pourriture, sombre, cachant totalement le soleil. Le chef de la bande ôta le chiffon que le garçon avait dans la bouche et se mit à ricaner, Raven lui, l'observait d'un regard sombre, profondément en colère.

"Alors mon petit, tu sais que c'est pas très sage de se balader seul dans les rues de la capitale avec autant d'argent quand la bande d'Argus rode non?"

Le sale type lorgnait la bourse du bourgeois et il vint ensuite pincer la joue dodue du blondinet avant de le regarder en lui faisant profiter de la vue de ses dents pourries. Il sentait la sueur et l'urine, il n'y avait rien de plus répugnant et Raven ne put s'empêcher de grimacer. Non seulement ce gars ne savait pas à qui il avait à faire, mais en plus, il se croyait rusé.

"Si tu crois que tu me fais peur, tu te trompes.
- Oh, mais c'est qu'en plus ça joue les durs? On va voir si tu fais encore longtemps le malin.
- Crois-moi, la réciproque est vraie."


Aussitôt dit, aussitôt fait. Le corps de Raven s'embrasa d'un coup d'un seul et la brûlure fut telle pour les deux idiots qui le tenaient immobile jusque là qu'il poussèrent un hurlement de douleur avant de se faire assommer chacun à leur tour d'un coup de coude bien placé de la part du "minus" en question. Les trois derniers qui montaient la garde à l'entrée de la ruelle n'avaient rien remarqué, mais leur chef lui, était là, debout comme le grand bêta qu'il était à regarder la scène en bégayant des choses et d'autres.

"Mmmh? Quoi? Qu'est-ce que tu dis...? Articule voyons, j'aimerais tellement avoir le plaisir de te comprendre."

Une lueur sombre, sadique s'empara du regard de Raven qui se mit à écraser les joues de son agresseur de sa main de lave et de flamme. Le balafré poussa à son tour un cri de douleur et le blondinet le saisit à la gorge en le soulevant légèrement du sol, oui, un mini-titan énervé, ça fait bobo.

"Il ne sert à rien de crier voyons, personne ne pourra bientôt plus t'entendre si tu t'avises de continuer de m'exaspérer."

Et il serra, jusqu'à ce que la respiration du type se fasse sifflante. Un sourire de colère et de froideur mêlé à du plaisir s'afficha sur le visage en feu de Raven qui succombait à la sensation de sentir la peau de son adversaire fondre sous ses doigts. Puis, il le lâcha, le laissant tomber au sol mollement.

"La prochaine fois que tu t'avises de voler quelqu'un, attaques-toi à quelqu'un de ta taille. Et rappelles-toi bien d'une chose : si je recroise ta route, je te rayerais définitivement de la carte de ce monde, tu m'as bien compris?"

Prit d'une poussée d'adrénaline malgré ses blessures, le balafré se mit à courir en gémissant. Le blond eut tout juste le temps de souffler une dernière déflagration dans sa direction pour être sur de ne plus jamais le revoir, laissant les murs de la ruelle suintants de chaleur, et il entendit les trois guets le suivre en le hélant de questions de leurs voix graves. Oui, ils l'avaient mis en colère. Mais aussitôt était-il de nouveau seul que son corps reprit forme humaine. Nu, ses vêtements réduis en poussière sous le coup de sa transformation brutale. Alors il leva la tête par réflexe, il faisait pareil sur terre pour trouver de quoi s'habiller : épier les cordes à linge. Et justement, sur le rebord d'une fenêtre étaient posés des vêtements certes... bien moins classes que ceux qu'il avait avant, mais ça ferait l'affaire : une sort de chemise blanche trop grande pour lui et un bermuda marron qui lui arriverait certainement à la moitié des mollets. Tant pis, c'était ça ou rien, et il grimpa sur des tonneaux entassés derrière lui pour les attraper. Son jugement était juste... la chemise lui faisait presque une robe et le bermuda... lui arrivait effectivement à la moitié des mollets. Dépité par sa petite taille une fois de plus, il enfonça la chemise dans son pantalon en faisait une moue boudeuse. Il avait l'air d'un espèce de pirate tellement son haut était bouffant. Mais tant pis. Il ramassa alors sa bourse qui était tombée à terre et son ruban de velours qui avait glissé de sa tignasse quand les grands idiots l'avaient embarqué. Bref, il y avait mieux pour commencer une nouvelle vie... Et Raven s'assit sur un des tonneaux, le dos vouté, l'air l'as.

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Dernière édition par Raven Fonteyn le Jeu 12 Jan - 21:24, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Quand le soleil est à son zénith... [PV Heine] Jeu 12 Jan - 21:14
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Apprenti couturier
Age du Personnage: 20 ans
Race: Humain
Métiers: Couturier
Argent: 830

<< Incroyable... >>

Heine observait un étal avec ses yeux rubis franchement captivés par la magnifique finition des statuettes. Elles étaient tellement réalistes et parfaites qu'il s'attendait presque à les voir s'animer. Le commerçant observait le potentiel pige... heu... client, avec un sourire satisfait.

<< Elles vous plaisent ?
- Oh oui, vraiment. On n'en trouvait pas d'aussi bien faite dans mon monde.
- Vous venez d'où ?
- On appelait mon monde « la terre », chez moi. Mais je sais pas comment vous l'appelez ici. On avait une technologie beaucoup plus poussée qu'ici, mais on ne trouvait que des humains et notre art était franchement loin d'égaler celui de certains artisans de ce monde.
- Ah, ce monde la... bah, vous êtes pas le premier à débarquer à mon étal et vous extasier devant mes œuvres. Vous voulez en acheter une ? >>

Heine détacha enfin ses yeux des œuvres et et lui lança un sourire d'excuse.

<< Désolé, je viens de débarquer et je ne faisais que visiter en me rendant à l'hôtel. Je garde mon argent pour le moment, mais je reviendrais vous en acheter une, promis. >>

Il n'était même pas certain de se souvenir de cette promesse si fragile, vu le nombre de merveilles qu'on trouvait en ce monde. Tant de choses à voir et visiter. Il allait se plaire ici, il le sentait. Tant de merveilles qui resteront inconnu de son monde dépourvu de beauté et qu'il aura la chance de découvrir. Il se demandait encore si ce tigre parlant et cet univers n'étaient pas le fruit de son imagination qui débordait d'une soif de découverte.

Il continua sa promenade ainsi un moment, s'extasiant devant la moindre œuvre d'origine non-humaine... puis son regard se porta sur une troupe agressant un enfant, l’entraînant dans une ruelle dans la pestilence atteignait déjà les narines du jeune homme. Pauvre gamin, il fallait l'aider ! Mais... pouvait-il vraiment faire quoi que ce soit à lui seul ? Avec son pauvre coupe-papier ? Surtout qu'il ignorait le genre de créatures qu'étaient ces bandits ? Étaient-ils humains ou bien des êtres doués de pouvoir ? Une intense bouffée de chaleur provenant de la ruelle le coupa dans sa transe et il sortit son coupe papier de sa poche. Qu'importe, il fallait l'aider, au moins il quittera ce monde en homme ! Il allait s'engouffrer dans la ruelle quand il fut bousculé par les agresseurs. L'un d'eux était visiblement brûlé et les autres lui courraient après, plus ou moins indemnes. Heine observa les bandits terrorisés fuir la ruelle... Où était le gamin ? Avec appréhension, il s'engouffra dans la ruelle.

L'enfant était là, ramassant une bourse et un ruban. Heine nota que ses habits étaient beaucoup trop grand pour lui... c'était lui ? Le pyromane ? Après tout, tout était possible ici... Par contre, à en juger la corde à linge qui oscillait encore, les habits n'étaient pas à lui. Enfin, il se doutait bien que les autres vêtements étaient


<< J'arrive à peine dans ce monde et je vois un gamin pyromane qui vole les habits pour cacher sa nudité. Décidément, ce monde promet... >>

Le jeune homme sourit de façon bienveillante et sortit quelques aiguilles de son kit qu'il cala entre ses lèvres, ainsi qu'une bobine de fil et une paire de ciseaux.

<< Ne bouge pas. T'as l'air vraiment ridicule avec ces habits trop grands pour toi. >>

Il coupa le tissu superflu avec les ciseaux et fit des ourlets aux pantalons. Afin de cacher la marque de découpe, il replia le bord sur lui même et recousu le tissu sur lui même, donnant l'impression qu'il en a toujours été ainsi. L'opération dura cinq minutes environ et Heine était fier de son travail.

<< Voila, jeune homme. Il faudra demander à ta mère de rembourser la personne à qui tu as pris ces habits. >>

Un gamin qui mettait à mal une troupe de bandits... il n'y avait vraiment que dans un monde comme celui-là que ça pouvait arriver.

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MessageSujet: Re: Quand le soleil est à son zénith... [PV Heine] Ven 13 Jan - 17:46
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Apprenti Alchimiste
Age du Personnage: 15 ans
Race: Titan de feu
Métiers: Alchimiste
Argent: 1500

Alors qu'il enfournait sa bourse dans la poche de son bermuda, Raven entendit soudain une voix résonner dans la ruelle, ce qui le poussa à détourner le regard vers son interlocuteur. Un homme avec des cheveux blancs et des yeux rouges. Il avait l'air étrange et le blondinet ne savait plus vraiment à quoi s'attendre venant des gens de ce monde qui apparemment, n'était pas si différent du sien d'un point de vu purement sociétal. Mais, les termes "gamin pyromane" piquèrent la fierté de Raven qui ferma les yeux et fronça les sourcils. Depuis quand les gens se permettaient de dire des choses comme ça sans réfléchir? Il venait d'où lui avec ses manières bizarres pour oser lui parler de la sorte? On ne lui avait jamais appris les bonnes manières ou quoi?

*Gamin pyromane?! Et puis quoi encore?! J'ai 15 ans espèce d'idiot!*

Voilà ce qu'il lui aurait dit s'il n'avait pas eu le bon sens de garder le silence en attendant de mieux analyser la situation. Bon certes, c'est ce que son apparence décrivait, il espérait juste que cet inconnu n'avait pas tout vu, six personnes pour témoigner de ce qu'il était vraiment suffisaient amplement.

- Je ne vois pas de pyromane ici monsieur, vous devez certainement faire erreur.

Puis, le gars aux cheveux blancs s'approcha avec un attirail d'aiguilles et des ciseaux. Raven le fixa avec de grands yeux et voulu faire un pas en arrière avant qu'il ne se rende compte qu'il voulait simplement faire en sorte qu'il ait l'air moins idiot dans cet accoutrement. Enfin quelqu'un d'un peu censé dans ce monde à ce qu'il fallait croire, de censé et doté d'un minimum de générosité. Quelques minutes plus tard, il avait enfin des vêtements à sa taille et fit une petite courbette à l'inconnu aux doigts agiles pour accompagner ses propos.

- Je vous remercie. Je pensais ne jamais rencontrer quelqu'un d'aussi serviable ici. Je suppose donc que votre dextérité est due à votre grande expérience dans le domaine du textile?

Il avait parlé d'une voix neutre, de ce ton monocorde qui montre clairement la distance que prennent certains adultes dans des discussions qu'ils savent parfois inutiles. Mais la politesse était de mise et il se redressa. Et puis, c'était un peu sa façon à lui d'obtenir plus d'informations sur les gens tout en faisant preuve d'un détachement apparent. Mais, l'inconnu avait évoqué sa mère, et à ces mots le blond avait baissé les yeux. Elle était loin maintenant, et il avait décidé qu'elle n'appartiendrait plus qu'à son passé à présent. Bien trop fier pour pouvoir prétendre avoir encore besoin de sa présence. Raven releva les yeux et sourit faiblement à l'homme aux cheveux blancs.

- Ma mère n'est pas ici elle est d'un autre monde. Mais je ne pense pas que ces gens puissent se rendre un jour compte de la disparition de ces... guenilles.

Il n'était vraiment pas habitué à porter des loques telles que celles-ci, qui le démangeaient en plus. Son entrée dans ce monde aurait pu se faire de façon bien plus tranquille, mais comme toujours il fallait que son allure attire l'attention. Il pouvait faire ce qu'il voulait, les gens finissaient toujours par le remarquer avec "son visage d'ange" comme le disaient si bien les gens de son monde. Mais à l'âge de Raven, il n'y avait rien de plus frustrant qu'à peine dépasser le mètre cinquante et d'avoir toujours cette gueule de gamin tout juste bon à qualifier de "mignon" ou encore "de futur très beau jeune homme". Mais, le blondinet sortit de ses pensées pour à nouveau lancer un sourire innocent à son interlocuteur.

- Je me nomme Raven. Et vous, comment vous appelez-vous?

Il fallait bien qu'il fasse un pas de plus vers celui qui avait eu la bonté de l'aider. Il n'était pas question de se fermer à la discussion face à cette personne qui pourrait certainement devenir un potentiel allié.

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MessageSujet: Re: Quand le soleil est à son zénith... [PV Heine] Sam 14 Jan - 14:19
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Apprenti couturier
Age du Personnage: 20 ans
Race: Humain
Métiers: Couturier
Argent: 830

<< Je ne vois pas de pyromane ici monsieur, vous devez certainement faire erreur. >>

Heine haussa un sourcil puis se tut. Si cet enfant voulait garder son pouvoir secret, il n'allait pas chercher plus loin. Ca ne le regardait pas après tout...

En tout cas, Heine semblait l'avoir légèrement effrayé en déballant son attirail de couturier. Un peu logique, après tout, c'était des outils pointus et n'importe qui pouvait avoir peur d'un objet dangereux. Après le réajustement des habits, le jeune homme fit une courbette devant Heine.


<< Je vous remercie. Je pensais ne jamais rencontrer quelqu'un d'aussi serviable ici. Je suppose donc que votre dextérité est due à votre grande expérience dans le domaine du textile?
- Oui, c'est vrai. >>

Déclara-il d'un ton monocorde, brisant le côté enfantin pour un côté adulte. Visiblement, ce jeune homme venait d'une « vielle époque », un monde à l'époque de la renaissance ou un truc du genre.

<< Ma mère n'est pas ici elle est d'un autre monde. Mais je ne pense pas que ces gens puissent se rendre un jour compte de la disparition de ces... guenilles.
- Ca dépend, s'ils sont attaché à ces habits, ils vont probablement pas être content. >>

Oui, enfin pour des guenilles, il faut vraiment être pauvre pour avoir un quelconque attachement à ces loques. Quoi qu'il en soit, Heine était étonné qu'un enfant aie « voyagé », comme lui. On allait vraiment chercher des gens à l'enfance pour les emmener ici ? Il ne pouvait pas se débrouiller seul, à cet âge !

<< Je me nomme Raven. Et vous, comment vous appelez-vous?
- Heine. >>

Cet enfant était vraiment sympathique et assez mature pour son âge... mais peut être que dans son monde, la croissance s'arrêtait très jeune ? Il n'en savait rien, il faudra qu'il se renseigne sur les autres mondes, il en saura peut être un peu plus comme ça...

<< Dis voir, tu ne saurais pas où se trouve l'hôtel, par hasard ? >>

La ville était immense et à ce rythme, il allait probablement passer la nuit dehors... sauf si Raven le guidait, à condition bien sur qu'il sache où se trouve l'hôtel...

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MessageSujet: Re: Quand le soleil est à son zénith... [PV Heine] Lun 16 Jan - 21:11
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Apprenti Alchimiste
Age du Personnage: 15 ans
Race: Titan de feu
Métiers: Alchimiste
Argent: 1500

L'inconnu avait levé un sourcil à l'espèce de pseudo mensonge que Raven avait trouvé pour ne pas devenir agressif et lui donner envie de partir en courant. Après tout, il n'était pas un pyromane, il ne le savait que trop bien. Il avait juste une légère tendance à s'enflammer pour un rien, au sens propre. Puis il répondit par la voie affirmative à la question du jeune homme, ce qui fit sourire le blondinet de satisfaction. Il devait donc certainement être couturier. La curiosité de Raven était de plus en plus présente, et bientôt, en savoir plus sur cet homme serait un peu une obsession. Du moins, tant qu'il l'aurait sous la main.

Puis, l'inconnu aux cheveux blancs dit une chose qui fit hausser les épaules à Raven. Pour lui qui avait l'habitude de voler deux ou trois vêtements par-ci par-là lorsqu'il se lâchait dans des situations d'urgence comme celle-là, ce n'était vraiment pas un détail d'importance. Au pire, ces gens pourraient simplement croire que leurs biens ce seraient malencontreusement envolés par un coup de vent malvenu. Déjà, pour vivre dans une ruelle qui sentait la pourriture à ce point, il ne fallait certainement pas avoir beaucoup de moyen. Chez lui, c'était pareil, il n'y avait que les rues truffées de petites gens qui avaient cette même odeur caractéristique d'insalubrité et de mort. Et d'ailleurs, il décida de partager sa théorie qu'il savait plutôt correcte à son interlocuteur.

- Pour vivre dans une ruelle aussi sombre et manquant à ce point d'hygiène si on se réfère à l'odeur, il ne faut certainement pas avoir beaucoup de moyens, ils doivent certainement apporter une importance mitigée à ces habits qui démangent de tous les côtés. Mais en vérité, je pense qu'une fois que nous seront partis d'ici, ils penseront à un coup de vent qui aura emporté leurs vêtements. Croyez-moi, je suis un habitué de ce genre de situations. Dans mon monde, je retrouve à peu près les mêmes cas de figure. Jamais je n'ai eu à faire face à des problèmes quelconques.

Et il ponctua la fin de son monologue d'un sourire radieux à l'homme qui l'accompagnait. Quand même... c'était bien arrangeant d'avoir sa tête dans certaines situations. Même s'il s'énervait souvent des réflexions qu'on pouvait lui faire ou encore de l'image qu'il pouvait donner, ça lui avait rendu de grands services plus d'une fois. Puis, l'inconnu enchaina en se présentant à son tour. Raven trouvait son prénom bizarre, du coup, il l'imaginait venir d'une planète tout aussi bizarre. Peuplée de gens louches avec des noms étranges qui marchent d'une manière... originale.

- Drôle de prénom... Je ne l'avais jamais entendu avant.

Il laissa un petit silence et sa curiosité le piqua tellement que le blondinet ne pu s'empêcher d'avoir une envie folle de savoir d'où pouvait bien venir ce nom bizarre. Déjà qu'il avait les cheveux blancs et les yeux rouges, il y avait de quoi se poser des questions sur ses origines. Puis après tout, il n'avait jamais eu peur des découvertes, et ici, c'était l'occasion d'en faire plus que c'était possible en une vie sur sa planète.

- D'où venez-vous?

On était jamais trop sur de rien ici. Les gens se ressemblaient tous dans cette ville et pourtant, beaucoup paraissaient différents. Venus d'ailleurs quoi, comme Raven. Mais la certitude que Heine ne venait pas d'ici fut confirmée lorsque celui-ci lui demanda s'il savait où se trouvait l'hôtel. Il devait avoir débarqué ici encore plus tard que Raven. Lui avait déjà passé deux nuits dans cette bâtisse au confort certes rudimentaire mais sécurisant. Puis le blondinet se mit à avancer d'un pas modéré. Sa soif de connaître tant ce monde que son interlocuteur le freinait dans son élan.

- Ce n'est pas très loin d'ici. Suivez-moi.

Il ne pressa le pas que pour quitter cette ruelle à l'odeur pestilentielle et peu rassurante. Retourner dans la foule, dans un univers plus lumineux, chaleureux était bien plus attrayant que de trainer ici. En plus, il n'avait que rarement l'habitude de s'attarder dans les endroits où il volait les vêtements des gens. Puis, une fois dans la vague des gens qui parcouraient les rues de ce quartier, il ralentit l'allure.

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MessageSujet: Re: Quand le soleil est à son zénith... [PV Heine] Mar 17 Jan - 12:13
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Apprenti couturier
Age du Personnage: 20 ans
Race: Humain
Métiers: Couturier
Argent: 830

A la remarque de Heine concernant les habits, le petit larron pyromane haussa les épaules, comme si c’était un détail assez anodin pour qu’on l’oublie.

<< Pour vivre dans une ruelle aussi sombre et manquant à ce point d'hygiène si on se réfère à l'odeur, il ne faut certainement pas avoir beaucoup de moyens, ils doivent certainement apporter une importance mitigée à ces habits qui démangent de tous les côtés. Mais en vérité, je pense qu'une fois que nous seront partis d'ici, ils penseront à un coup de vent qui aura emporté leurs vêtements. Croyez-moi, je suis un habitué de ce genre de situations. Dans mon monde, je retrouve à peu près les mêmes cas de figure. Jamais je n'ai eu à faire face à des problèmes quelconques.
-Si j’étais eux, en voyant les traces de brûlures sur les murs, je penserais plus à un incendie, pas à un simple coup de vent, enfin ça ne me concerne pas au final… >>

Le petit être savait tirer parti de son physique, mine de rien. Son sourire d’enfant ôterait toute envie de gronder, même à la mégère la plus sévère qui soit… il était donc naturel que Heine passe l’éponge sur ce détail, du coup.

<< Drôle de prénom... Je ne l'avais jamais entendu avant.
-C’est vrai, même chez moi, ce prénom est assez inhabituel. >>

Presque tout chez Heine était inhabituel, en même temps, qu’il s’agisse de son nom ou de ses attributs physiques. Enfin, il s’y était habitué à la longue…

<< D'où venez-vous? >>

Heine prit le temps de réfléchir au moyen de répondre à cette question. Il ne pouvait pas juste répondre « de Champagne Ardenne, en France », il ne comprendrait pas. Le mieux était donc de décrire son monde.

<< D’un monde peuplé, à ma connaissance, uniquement d’humains et d’animaux, mais qui ne parlent pas. Je suis assez particulier car je dois être le seul être de mon monde à avoir des yeux rouge et des cheveux blanc sans être albinos. Dans mon monde, notre technologie est bien plus évoluée qu’ici. On a des machines pour faire diverses tâches et on utilise des engins motorisés pour nous déplacer. >>

Oui… enfin, est-ce que les termes « machines » et « motorisés » faisaient partie du vocabulaire du jeune homme, aussi ?

Quoi qu’il en soit, son jeune ami avait accepté de l’accompagner jusqu’à l’hôtel. Heine nota que si celui-ci avait pressé le pas pour quitter la ruelle peu hygiénique, il ralentit considérablement l’allure une fois de retour dans la ruelle marchande. Heine jugea bon d’animer un peu cette marche par un dialogue qui lui permettrait d’en apprendre plus sur les autres mondes, mondes qui semblaient bien plus merveilleux que le sien, triste et pollué… et si monotone.


<< Et vous alors, d’où venez-vous ? A quoi ressemble votre monde ? >>


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MessageSujet: Re: Quand le soleil est à son zénith... [PV Heine] Mar 17 Jan - 20:38
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Apprenti Alchimiste
Age du Personnage: 15 ans
Race: Titan de feu
Métiers: Alchimiste
Argent: 1500

A la dernière remarque de Heine sur la réflexion du jeune homme, Raven se contenta d'un nouveau sourire et d'un haussement d'épaules insouciant. Après tout, il s'en fichait totalement de savoir ce que pourraient bien penser les gens à qui appartenaient ces loques. C'était bien trop habituel pour lui depuis quelques années de se comporter de la sorte et de commettre quelques larcins sans importance qu'il avait adopté une attitude particulièrement détachée, un peu trop même peut-être. Puis, l'homme aux cheveux blancs affirma que son prénom sortait effectivement de l'ordinaire, et il enchaîna en parlant de son monde qui, aux premiers mots de Heine, ressemblait en tout point à la Terre. Bon, Raven ne savait totalement pas ce qu'était un albinos, mais la suite de ce que disait son interlocuteur le fit tiquer. Il fronça un peu les sourcils et fit une moue étrange. Comme s'il n'arrivait absolument pas à placer des images sur ce que pouvaient être des "machines et engins motorisés". Ce qui était en réalité bel et bien le cas. Dans sa tête il n'y avait qu'une case noire dans laquelle il essayait de placer des images.

Lui, les seules machines qu'il connaissait, c'était les engins de guerre, les moulins à eau et autres trucs du genre qui utilisaient soit les forces de la nature, soit la force destructrice de l'homme pour encore et toujours faire le mal en pensant à bien. Aussi, il tourna la tête vers Heine en le fixant toujours avec son air frustré de ne pas réussir à deviner ce que ça pouvait être et ouvrit la bouche.

- C'est quoi des engins motorisés? Ça fait du bruit? Ça vole? Ça flotte? Ça explose? Ça couine? Ça crache du feu?

Puis le blondinet se tut, il venait de se rendre compte de l'avalanche de questions sous lesquelles il était entrain de faire crouler l'homme aux cheveux blancs. Le pauvre, il était entrain de subir l'impulsivité du jeune homme qui se manifestait sous forme d'une curiosité avide. Ce monde duquel il venait ne pouvait pas être : la Terre... C'était impossible. Jamais rien de tel n'avait existé chez lui. Ou alors dans des pays lointains encore inconnus et prêts à être colonisés. Aussi, Raven sourit lorsque Heine lui rendit sa question. Il était dans un sens heureux de cet échange et allait s'empresser de lui parler de son monde avec enthousiasme. Après tout, même s'il se sentait plus à sa place ici que sur la planète Terre, on n’oublie pas si facilement un endroit dans lequel on a passé 15 ans de sa vie.

- Mon monde ressemble au tien, il n'y a que des humains et des animaux qui ne parlent pas. Pas de magie chez moi, du moins c'est que que croient la plupart. Juste de la théologie, des royaumes en guerre, des rois et empereurs vaniteux à la tête des pays et des gens qui trouvent bon de suivre ce qu'ils disent en faisant des courbettes. La spiritualité est la seule chose qui régit notre monde et la pensée des gens, en y ajoutant les intérêts et l'hypocrisie. La religion, c'est un peu... le seul guide qui relie les gens entre eux, qui leur donne soit-disant les meilleurs chemins à suivre et surtout... c'est Dieu qui "touche" de sa main les dirigeants de nos contrées. C'est un monde de maladies, de mort, de compétition, d'intolérances et de rancune. Mais, si on éloigne les Hommes, ma planète est d'une beauté sans pareil avec ses plages, ses falaises blanches, ses étendues vertes, ses montagnes, ses quatre saisons qui font se renouveler chaque année les choses. C'est un univers d'harmonie. Les caprices des hommes l'ont néanmoins encore plus fait s'embellir durant ces dernières années, avec des modes architecturales de plus en plus ambitieuses : grandes fenêtres, jardins à l'anglaise ou à la française, cheminées immenses, dorures baroques, fontaines fabuleuses... Une bien belle époque sur un plan purement visuel qu'est la Renaissance! Moi qui ait toujours admiré ce qui se faisait à Rome, j'ai enfin pu retrouver ça dans mon pays.

Et oui, bavard. Il l'était sans aucun doute quand on le lançait sur des sujets qui l'inspiraient. Il ne se soucia même pas du fait qu'il avait du citer un nom de Courant et de ville qu'Heine ne devait pas connaitre. Parler de son chez lui c'était comme raconter une histoire de façon purement subjective. Un plaisir d'analyser des situations aussi, une manière de donner son avis. Ici, il pouvait tout se permettre, alors que sur la Terre... dire du mal de la Royauté et critiquer la Religion était considéré comme une sorte de crime contre l'image que pouvait renvoyer ces deux monuments régisseurs de son monde. Ce qui valait bien sur... maintes et maintes poursuites avec de faux procès à la clef. Tout ça pour le respect de Sa Majesté un peu trop aimée au goût de Raven. Mais bon, il savait bien qu'il y avait des pays où la situation était bien pire qu'au Pays de Galle. Et même s'il n'avait pas beaucoup voyagé, son père lui, ne se privait pas de leur faire des récits de plusieurs pages dans les lettres qu'ils recevaient lors de ses voyages occasionnels.

Puis, il se rendit compte que dans le fil de la discussion, il avait avancé sans réellement faire attention à l'endroit qu'il visait. Raven regarda de ses yeux bleus autour de lui avec les sourcils froncés. Il ne reconnaissait pas vraiment les bâtiments et s'arrêta net. Le seul moyen de retrouver son chemin, c'était de faire demi-tour et de revenir sur ses pas jusqu'à avoir à nouveau connaissance des lieux. Mais soudain, il sentit qu'on le bousculait. En même temps... s'arrêter net dans la foule, il y avait plus intelligent. Et il entendit une voix féminine et aigroe s'élever derrière lui.

"Mais bon sang sale gamin tu peux pas faire attention où tu vas!
- Je ne suis pas un sale gamin..."


Et le regard de Raven s'assombrit, la foudroyant du regard ce qui tira un air moitié surpris moitié énervé à la femme. Puis il emboîta le pas en poussant sans aucune gêne celle qui avait osé proféré ces paroles on ne peut plus vexantes pour le blondinet. Ce dernier continua alors sa route en marchant d'un air boudeur, les poings serrés les bras tendus le long du corps.

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Dernière édition par Raven Fonteyn le Dim 22 Jan - 10:37, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Quand le soleil est à son zénith... [PV Heine] Mer 18 Jan - 6:08
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Sourire et haussement d'épaules. Visiblement l'idée qu'on puisse s'énerver pour la perte d'habits, aussi peu confortables soient-ils, laissait le jeune Raven de marbre. En revanche, la description de contrées inconnues lui inspiraient tout sauf de l’indifférence et bien vite, Heine fut submergé de questions visant heureusement un seul point.

<< C'est quoi des engins motorisés? Ça fait du bruit? Ça vole? Ça flotte? Ça explose? Ça couine? Ça crache du feu? >>

Heine ne put réprimer une moue surprise devant le déluge et répondit une fois que le flot d'interrogations se fut tari.

<< Un « engin motorisé », c'est un outil équipé d'un cœur artificiel, si on puis dire. Avec ça, l'outil rend les travaux plus facile. Par exemple, pou remplacer les scies, on a créé un appareil aussi lourd qu'une grosse hache, une sorte d'épée avec des dents de scie sur la lame, fixé à une chaîne. Le moteur, le cœur artificiel, fait fonctionner une mécanique qui fait tourner la chaine très vite. En appuyant avec contre un arbre, les dents scient encore plus efficacement que si c'était deux hommes qui maniaient la scie. Sur le même principe, on a aménagée des charrues avec un moteur pour remplacer les animaux et on a aménagé le procédé de diverses façons. Pour labourer les champs ou encore pour se déplacer très vite, plus vite encore qu'un cheval au galop. Avec un appareil équipé d'un moteur, de nombreuses choses sont possible. On peut également voler et flotter, oui. Pour les explosions, ça arrive si le moteur fonctionne de trop et ce n'est pas agréable d'être pris dans la déflagration. Ca ne couine pas, mais ça fait du bruit. Quand à cracher du feu... eh bien non, désolé. >>

Il ne savait pas trop s'il s'y était bien pris pour répondre aux questions, mais il espérait avoir satisfait un tant soit peu la curiosité du jeune curieux qui assouvit en retour la soif de connaissance de Heine.

<< Mon monde ressemble au tien, il n'y a que des humains et des animaux qui ne parlent pas. Pas de magie chez moi, du moins c'est que que croient la plupart. Juste de la théologie, des royaumes en guerre, des rois et empereurs vaniteux à la tête des pays et des gens qui trouvent bon de suivre ce qu'ils disent en faisant des courbettes. La spiritualité est la seule chose qui régit notre monde et la pensée des gens, en y ajoutant les intérêts et l'hypocrisie. La religion, c'est un peu... le seul guide qui relie les gens entre eux, qui leur donne soit-disant les meilleurs chemins à suivre et surtout... c'est Dieu qui "touche" de sa main les dirigeants de nos contrées. C'est un monde de maladies, de mort, de compétition, d'intolérances et de rancune. Mais, si on éloigne les Hommes, ma planète est d'une beauté sans pareil avec ses plages, ses falaises blanches, ses étendues vertes, ses montagnes, ses quatre saisons qui font se renouveler chaque année les choses. C'est un univers d'harmonie. Les caprices des hommes l'ont néanmoins encore plus fait s'embellir durant ces dernières années, avec des modes architecturales de plus en plus ambitieuses : grandes fenêtres, jardins à l'anglaise ou à la française, cheminées immenses, dorures baroques, fontaines fabuleuses... Une bien belle époque sur un plan purement visuel qu'est la Renaissance! Moi qui ait toujours admiré ce qui se faisait à Rome, j'ai enfin pu retrouver ça dans mon pays.[/color] >>

Jardins à l'anglaise et à la française ? La Renaissance ? Rome ?Ca alors, était-il possible que leur monde soit le même, mais à des époques et des versions différentes ? Se pouvait-il qu'il en soit ainsi pour chaque monde ? La Terre sous un jour différent ?

<< Ce que vous me dites là ressemble trait pour trait à mon monde dans l'ancien temps, qu'on appelait également la « Renaissance », curieusement. Sauf que chez moi, il n'y a pas eu de magie du tout. En fait, pendant un temps, il fut organisé ce qu'on appelait la « chasse aux sorcières », mais je crois que c'était juste une invention des religieux pour manipuler ses fidèles et les baigner dans la peur. Beaucoup de femmes ont soufferts, je pense surtout au procès de Salem en fait. Il y a également une Angleterre et une France chez moi, tout comme Rome et son empereur, Jules Cesar, mais il est mort un peu avant la naissance du Christ. >>

Raven s'arrêta après un moment, observant autour de lui, cherchant visiblement un point de repère. Peut être s'est-il tellement laissé prendre dans la conversation qu'il s'est perdu ? C'est alors qu'une femme le percuta de point fouet.

<< [b]Mais bon sang sale gamin tu peux pas faire attention où tu vas!
- Je ne suis pas un sale gamin...
>>

Raven se releva et bouscula la dame en continuant sa route, l'air boudeur. Heine suivit son jeune ami.

<< Eh ben, quel caractère. >>

Heine ne savait pas lui même s'il disait ça en visant Raven ou la mégère... toutefois, le fait que Raven aie été à l'arrêt pendant la bousculade l’intrigua légèrement, mais il se faisait peut être des idées... enfin, mieux valait vérifier.

<< Tu as toujours ta bourse et tes autres affaires ? Je me trompe peut être, mais il est possible que ça soit une pickpocket... >>

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MessageSujet: Re: Quand le soleil est à son zénith... [PV Heine] Dim 22 Jan - 11:16
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Ils avançaient toujours, et Heine se remit à parler. Il expliqua à Raven quels étaient ces engins motorisés. Les mots qu'il employait faisaient surgir diverses images dans l'esprit du blondinet qui fronçait les sourcils de plus en plus au fur et à mesure que l'homme aux cheveux blancs s'exprimait. Ce monde duquel il venait semblait bien étrange... et peu rassurant, effrayant même! Du moins... c'est ce dont Raven était persuadé. Pourquoi créer des objets pour couper plus d'arbres, pour aller plus vite? Dans l'esprit du jeune homme, il n'y avait rien de plus rapide qu'une calèche et cinq étalons pur-sang à l'avant. Tout ceci intriguait de plus en plus le blond qui tira alors une moue boudeuse et regarda Heine avec les yeux légèrement plissés.

- Votre monde me semble bien étrange et peu rassurant. Pourquoi a-t-on besoin de créer ces choses motorisées chez vous? Je ne comprends pas... On dirait que vous cherchez à toujours avoir plus.

Perplexe, il l'était et pas qu'un peu. On vivait bien sans tout ça sur ses terres à lui, alors pourquoi dans d'autres monde ce n'était pas le cas? Mais le jeune homme fut rapidement tiré de ses pensées lorsque Heine répondit au monologue de Raven. Le blondinet fit alors de grands yeux et fixa encore plus intensément l'homme aux cheveux blancs. Jules César? Chasses aux sorcières? Procès de Salem? Le Christ? Il n'y avait plus de doute possible. Ce gars là devait certainement venir... de ce futur qui effrayait tant les habitants de son monde. Il fallait qu'il en sache plus, car de nombreuses prophéties avaient annoncé maintes et maintes fois la fin du monde peu de temps après son époques. Quelques siècles après seulement. Il fallait à tout prix qu'il découvre si on les avait bernés ou pas. Puis, il repensa à ce qu'avait dit Heine sur la magie dans leur monde. Lui aussi était apparemment persuadé que rien d'aussi incroyable ne pouvait exister sur cette planète. Et pourtant, Raven était la preuve vivante du contraire. Et ce dernier se mit à sourire avec un peu d'amusement.

- Alors comme ça, vous viendriez vous aussi de la planète Terre? Mais à ce que je peux comprendre, du futur. Au moment où vous êtes parti de notre planète, en quelle année étiez-vous?

Et le sourire de Raven s'étira, il allait lui conter quelque chose qu'il ne semblait pas avoir appris dans ses leçons d'histoire. Mais cela n'étonnait pas le blondinet... si les professeurs du futur étaient comme ceux de son époque, ils devaient toujours être aussi coincés et persuadés que seules les sciences quelles qu'elles soient étaient l'essence de notre monde.

- Ah, au fait, les chasses aux sorcières, ce n'était pas une pure invention. Il était simplement plus facile d'inculquer les femmes dans les phénomènes que des individus trop cartésiens ne parvenaient pas à comprendre, elles sont moins résistantes que les hommes et donc plus faciles à maîtriser sous la force des bourreaux. Ils étaient bien trop effrayés à l'idée que sur la Terre même pouvaient vivre des êtres d'une puissance telle qu'ils pourraient bouleverser jusqu'au fondement de ce qui est dit dans leur sainte Bible et dans leurs Sciences exactes. Et si personne ou presque n'a encore vu jusqu'à maintenant de réelles manifestations magiques sur la Terre, c'est parce que les hommes qui y vivent ne sont pas prêts à accepter ce qui dépasse leur entendement. Donc, ces êtres se cachent, camouflent leur nature et vivent parmi nous sans que l'on puisse remarquer leur présence.

A la fin de son nouveau monologue, Raven avait baissé les yeux. Il s'incluait parfaitement dans cette catégorie d'humains qui ne l'étaient pas totalement et qui pourtant en avaient toutes les caractéristiques aux yeux des autres. Après tout, qu'est-ce qu'il y pouvait si le sort avait décidé qu'il deviendrait tel qu'il est? Il n'avait pas choisi ce qui lui était arrivé ce jour là, lorsqu'il avait acquis une seconde nature... enfin à moitié seulement. Puis, vint la femme, la bousculade, et l'énervement du jeune homme qui avançait toujours les poings serrés le long du corps. Puis, lorsque Heine proféra qu'il avait mauvais caractère (il l'avait évidemment pris pour lui...), ses poings s'enflammèrent sous la colère. Uniquement une demi-seconde, ce qui laissait seulement le temps aux gens de se demander s'ils avaient bien vu ou non. Et la peau de ses avant-bras avait légèrement brûlé, laissant une tâche rouge peu visible. Mais il avait l'habitude de ce types d'incidents, la douleur de ces blessures ne lui faisait presque plus rien. Il ne laisserait pas la colère l'enflammer totalement, pas en public et encore moins devant quelqu'un qu'il connaissait à peine. Il se retourna simplement vers son interlocuteur avec un regard noir et le pointa du doigt sans aucune gêne et cela malgré toute l'éducation qu'il avait reçu.

- Je ne supporte pas qu'on puisse me traiter comme un vulgaire enfant alors que...

Le blondinet ne finit pas sa phrase. Après tout ça ne regardait pas celui qu'il accompagnait. Puis, il poussa un soupir et continua d'avancer en vérifiant en silence si rien ne lui manquait. Et, en guise de réponse à l'homme aux cheveux blancs, il lui tendit sa bourse sous le nez en l'agitant un peu avant de la raccrocher à sa ceinture. Raven savait bien qu'il ne devait pas s'énerver comme ça pour si peu, on lui avait déjà répété des centaines de fois. Mais c'était ancré dans son caractère, il avait un tempérament de feu et c'était bien le cas de le dire. Il savait aussi que ce n'était pas en agissant comme ça qu'on finirait par le considérer comme quelqu'un de presque adulte, mais ce genre de remarques, qu'il s'agisse de son caractère ou de son apparence l'excédaient tellement que c'était plus fort que lui, et l'impulsivité l'emportait bien souvent dans ce genre de situation.

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MessageSujet: Re: Quand le soleil est à son zénith... [PV Heine] Lun 23 Jan - 9:57
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Au fur et à mesure des explications de Heine, Raven fronçait les sourcils, comme si la logique du monde du jeune homme lui échappait. En fait, elle échapperait sans doute à n'importe qui, lui même ne la comprenait pas mais s'y pliait. Après tout, il a été élevé pour vivre dans ce monde, même s'il ne comprenait pas la façon dont il marchait...

<< Votre monde me semble bien étrange et peu rassurant. Pourquoi a-t-on besoin de créer ces choses motorisées chez vous? Je ne comprends pas... On dirait que vous cherchez à toujours avoir plus.
- Ah, ça... c'est une bonne question. Avec le progrès technologique, la façon de vivre a changé. Avant, tout se gagnait lentement et sûrement, à la seule force des bras humains. Maintenant, avec les machines, tout va plus vite. On gagne plus de temps, plus d'argent, plus de production... et ceux qui inventent vendent leurs biens et créent sans cesse de nouveaux besoins à l'homme. Le besoin de posséder peut devenir plus important que le besoin de manger et boire pour certains. C'est ainsi, on a laissé le pouvoir aux inventeurs et on le paye de notre prix. Chez nous, c'est l'argent qui régit les règles du monde et on ne peut plus revenir en arrière... ou alors quelqu'un devrait détruire tout progrès technologique et nous ramener au mode de vie d'antan, celui que vous connaissez. >>

Puis vint le dialogue sur le Christ, Salem, Jesus, etc... et ici, Raven sourit.

<< Alors comme ça, vous viendriez vous aussi de la planète Terre? Mais à ce que je peux comprendre, du futur. Au moment où vous êtes parti de notre planète, en quelle année étiez-vous?
- Votre futur ? C'est possible ça ? >>

Non seulement les gens de ce monde voyagent à travers l'espace ou les dimensions pour unir les mondes, mais en plus ils peuvent franchir les limites du temps ? C'était vraiment possible ? Si c'était le cas, la théorie des mondes parallèles de Heine se brisait... ou tout du moins ne collait plus à leur cas.

<< Eh bien... quand je suis parti, on avait entamé l'année 2012... le 10 janvier si je me souviens bien. >>

Ouais,ça devait être ça. Il était revenu du réveillon avec une impressionnante gueule de bois et le festin de Noël avait bien mis à mal son système digestif... mais alors, dans ce cas, il allait devoir s'adapter à un nouveau système de date et d'heure dans ce monde ? Combien de temps dure une journée chez eux ? Et comment allait-il repérer l'heure ? Il n'avait jamais vraiment compris le système des cadrans solaire ! Oh bon sang, ce n'était pas terrible comme situation... enfin, il allait s'y faire lentement mais surement.

Le sourire de Raven s'agrandit encore, comme si la joie d'un événement à venir lui procurait un plaisir quelconque.


<< Ah, au fait, les chasses aux sorcières, ce n'était pas une pure invention. Il était simplement plus facile d'inculquer les femmes dans les phénomènes que des individus trop cartésiens ne parvenaient pas à comprendre, elles sont moins résistantes que les hommes et donc plus faciles à maîtriser sous la force des bourreaux. Ils étaient bien trop effrayés à l'idée que sur la Terre même pouvaient vivre des êtres d'une puissance telle qu'ils pourraient bouleverser jusqu'au fondement de ce qui est dit dans leur sainte Bible et dans leurs Sciences exactes. Et si personne ou presque n'a encore vu jusqu'à maintenant de réelles manifestations magiques sur la Terre, c'est parce que les hommes qui y vivent ne sont pas prêts à accepter ce qui dépasse leur entendement. Donc, ces êtres se cachent, camouflent leur nature et vivent parmi nous sans que l'on puisse remarquer leur présence. >>

Pour un enfant, car si son monde était conforme au sien il devait encore être dans la période infantile, il en savait des choses. Peut-être était-il issue d'une famille de sorciers, comme il le disait ; ce qui lui permettait peut-être de mieux comprendre certaines choses que l'humain sans pouvoir qu'était Heine.

Puis vint la bousculade. Heine avait fait la remarque sur le caractère du jeune homme et il crut voir des flammes émaner des poings serrés du jeune enfant... crut voir ou vit ? Avec ce qu'il avait appris, les deux options étaient purement envisageable... mieux valait ne pas chercher trop loin. Le petit avait beau être quelqu'un d'agréable, s'il s'emportait aussi facilement, le voyage de Heine allait prendre fin bien trop vite à son goût, de même que sa vie...


<< Je ne supporte pas qu'on puisse me traiter comme un vulgaire enfant alors que... >>

Alors que quoi ? La encore, Heine n'insista pas par crainte de toucher une corde trop sensible... avait-il peur de ce jeune homme, soudainement ? C'était malheureusement possible, après tout l'homme était quelque chose de facilement influençable : montrez lui une force plus grande que la sienne et il deviendra un petit chiot apeuré. Il n'allait pas montrer sa peur et il devait arrêter d'être effrayé pour un rien. Tout pouvait arriver dans ce monde. A lui de s'adapter, de trouver une force qui lui offrira une place dans ce monde et d'assurer sa survie parmi toutes les créatures imaginables. C'est ainsi : l'homme peut bâtir des choses qui lui permettent de franchir n'importe quel obstacle... bon, il n'était pas ingénieur mais couturier, mais il pourra bien trouver quelque chose, non ?

Raven inspecta ses poches et montra sa bourse au jeune homme. Conclusion : la femme ne regardait pas où elle allait, tout simplement. L'homme aux cheveux de neige haussa les épaules et regardait autour de lui. De nouvelles échoppes, des objets qui n'existaient pas dans son univers qui commençait déjà à s'effacer pour se retrouver dans ses souvenirs enfouis. Un nouveau monde se dessinait autour de lui, celui d'une nouvelle et riche existence.


<< C'est tout de même incroyable. Comment a-on pu passer à côté de choses aussi extraordinaires ? On a été bien aveugle... >>

Le regard de Heine s'assombrit en se posant sur un étal où étaient entreposés divers outils qu'il ne parvenait pas à identifier où à en comprendre le fonctionnement. Il était évident que l'humain était la créature la plus faible et la plus stupide dans ce monde. Est-ce qu'il lui sera préjudiciable d'être de cette espèce ?


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MessageSujet: Re: Quand le soleil est à son zénith... [PV Heine] Lun 23 Jan - 18:55
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Heine se lança encore une fois dans des explications pour satisfaire la curiosité de Raven qui écoutait comme si sa vie en dépendait. Il essayait toujours de graver un maximum d'informations dans sa mémoire. Il estimait que plus on en savait, mieux c'était. En plus... découvrir sa planète sous un nouvel horizon au travers du récit de cet homme était une des choses les plus intéressantes qu'il ait pu entendre à ce jour. Il fallait croire que c'était un peu de chance dans sa malchance du jour. Un monde dirigé par la cupidité, ou du moins par des hommes qui n'aspiraient qu'à l'argent... étrangement, sur ce plan là, leurs époques n'étaient pas si différentes. Il est si facile de corrompre quelqu'un avec quelques pièces de monnaie. Certes, ce phénomène ne devait pas être aussi omniprésent à la Renaissance que dans cette nouvelle époque, mais il fallait croire que cette notion de possession et de biens passait partout où les hommes avaient pu poser le pied. Un peu... un peu comme si l'homme avait besoin de se retrouver dans ce qu'il possédait ou créait, comme un besoin de toujours imposer sa marque personnelle. C'était fou quand on y pensait.

- Mon époque n'est pas si différente de la votre. Je pense que c'est surtout l'échelle du phénomène qui diffère. Et bien sur... nous n'avons pas autant de technologies. Mais ce vice d'envie de posséder à l'infini est millénaire à ce qu'il faut croire.

Puis Heine réagit à l'évocation du futur de Raven qui sourit alors. Son interlocuteur semblait avoir du mal à croire que les liens de l'espace-temps n'étaient pas forcément indissociables. Le blondinet avait vécu une chose tellement impossible pour tout être humain normalement constitué qu'il était prêt à accepter tout ce qui se présentait à lui de techniquement improbable. Il y a des expériences qui forgent le caractère... Et c'était bien le cas de le dire. Mais Heine parla à nouveau, ce qui sortit Raven de ses souvenirs qui plissa les yeux en l'écoutant avant de les ouvrir en grand d'un seul coup. Alors les prophéties étaient erronées?! La Terre avait survécu à tout ce qu'on lui avait fait subir?! Ça alors... Dans l'esprit du blond, l'excitation bouillonnait. Il avait enfin découvert la vérité, quelque chose de capital. Le monde n'était pas prêt de mourir apparemment. 2012... Il ne put retenir un petit "ouah..." dans un souffle. Il était sidéré, ce type là venait de si loin dans le futur? Il n'aurait pas pensé.

- Alors l'Apocalypse, la venue du Diable sur la Terre n'est pas arrivée finalement... Malgré toutes les menaces des clercs à l’égard des croyants. Nous nous serions fait avoir à ce point...?

C'était plus une pensée à voix haute qu'une réelle question, mais s'il obtenait une réponse de la part de l'homme aux cheveux blancs, ce serait tant mieux. Après tout, chaque question même la plus futile ne mérite-t-elle pas qu'on y réponde? Et dire que les péchés des Hommes étaient censés faire courir le monde à sa perte. Quelle bonne blague, Heine était la preuve vivante qu'encore une fois les religieux adoraient fantasmer sur les peurs des gens. Raven qui avait toujours fait semblant de croire pour ne pas se faire jeter la pierre trouvait finalement qu'il avait eu bien raison de se détacher spirituellement de tous ces simagrés inutiles imposés par la Religion. Et les minutes passèrent, Heine et Raven avançaient toujours dans les rues bondées, le blond ne cherchant en réalité qu'à moitié l'hôtel qui était censé être leur destination. Il voulait profiter de découvrir encore un peu plus cet endroit, et cela malgré l'évidente mauvaise humeur qui s'était mise à planer au-dessus d'eux.

Et tout ça par la faute de Raven qui bougonnait toujours dans son coin, ne parvenant pas vraiment à se calmer. Il était un peu comme une cocotte minute sous pression qui finirait par exploser au moment où personne ne s'y attendrait à cause d'un mot lancé de travers. Mais, la question de Heine sortit légèrement le blondinet de son coin, et il se mit à fixer l'homme aux cheveux blancs d'un air neutre. Le regard de Heine était devenu plus sombre, et cela pour une raison que Raven ignorait -ce qui l'énervait passablement avec sa curiosité abondante. Mais il haussa les épaules, avec l'air de celui qui ne sait pas vraiment quoi dire, puis finalement, il ouvrit quand même la bouche et parla d'un ton monotone.

- «Les Hommes ne sont pas prêts à accepter ce qui dépasse leur entendement.» J'ai toujours approuvé cette phrase, car moi-même j'étais bien trop aveugle avant de prendre le plus grand tournant de ma petite vie. Il faut apprendre à regarder au-delà des choses, c'est ce qui perd bien trop de monde sur la Terre.

Raven observait toujours Heine duquel le regard n'avait pas changé. Le blond resta silencieux durant quelques secondes. Il semblait un peu... préoccupé par quelque chose ou du moins frustré. Est-ce qu'il avait dit quelque chose qu'il ne fallait pas peu de temps avant? Pourquoi un changement aussi radical d'attitude? Raven ne pouvait pas se retenir plus longtemps de poser la question qui lui brûlait les lèvres depuis bien trop de temps à son goût -environ 10 secondes à vrai dire.

- Pourquoi un regard si sombre Heine?

Il avait suffit de l'intriguer pour que la mauvaise humeur du jeune homme disparaisse aussi vite qu'elle était arrivée. Il était peut-être susceptible et impulsif, mais il savait s'adapter à certaines situations. En outre, l'heure n'était plus à la vexation inutile.

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MessageSujet: Re: Quand le soleil est à son zénith... [PV Heine] Lun 23 Jan - 21:38
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<< Mon époque n'est pas si différente de la votre. Je pense que c'est surtout l'échelle du phénomène qui diffère. Et bien sur... nous n'avons pas autant de technologies. Mais ce vice d'envie de posséder à l'infini est millénaire à ce qu'il faut croire.
- C'est possible. Allez savoir quand il est né. C'est dans la nature humaine de toujours en vouloir plus, il faut croire. >>

Oui, l'idée de possession existe depuis la nuit des temps, depuis quand exactement on n'en sait rien. Mais avec l'apparition des maisons, il est certain que le besoin de posséder existait déjà... en tout cas, quand Heine indiqua la date de son époque quand il l'a quittée, Raven avait l'air vraiment surpris... pourquoi donc ? Il aurait dû s'attendre à tout en demandant la date, aussi bien 2012 que 15610 ou encore 1550, allez savoir quoi.

<< Alors l'Apocalypse, la venue du Diable sur la Terre n'est pas arrivée finalement... Malgré toutes les menaces des clercs à l’égard des croyants. Nous nous serions fait avoir à ce point...? >>

Oh, la fin du monde... Heine ne put réprimer un sourire en y pensant.

<< Eh oui, vous vous êtes fait avoir. Le clergé annonçait la venue du Diable et tout ça, mais ce n'était ni plus ni moins qu'un stratagème pour s'attirer des fanatiques. Les fausses religions ont adopté cette méthode, mais de moins en moins de gens y croient. On nous a encore promis une fin du monde pour 2012, un rapport avec le calendrier Maya je crois, qui s'arrêtait à cette date, mais je pense que ça venait plus d'une flemme de le poursuivre que la fin du monde. Bref, vous auriez pu grandir et mourir en paix, aucune Apocalypse n'est au programme, hormis une guerre mondiale ou deux, mais pas de Satan en vue... >>

Ouais... ou alors Hitler était Satan, mais le monde avait survécu aux guerres... combien de guerres allaient encore venir ? Heine l'ignorait... et ça ne concernait plus de toutes façons, quand il y pensait. Il sera heureux ici... probablement.

L'ambiance refroidie avait quelques peu freiné la conversation, mais la remarque de Heine la relança un tant soit peu.


<< «Les Hommes ne sont pas prêts à accepter ce qui dépasse leur entendement.» J'ai toujours approuvé cette phrase, car moi-même j'étais bien trop aveugle avant de prendre le plus grand tournant de ma petite vie. Il faut apprendre à regarder au-delà des choses, c'est ce qui perd bien trop de monde sur la Terre.
- C'est vrai... les hommes préfèrent ne pas porter leur regard sur ce qui les dépassent. Ils préfèrent se contenter d'admirer ce qu'ils possèdent ou ce qu'ils convoitent. >>

Le regard de Heine s'assombrit en pensant à la bêtise de l'être humain et ses réflexions furent coupés par l'intervention de Raven.

<< Pourquoi un regard si sombre Heine? >>

L'homme aux cheveux blancs détacha son regard de l'étal pour observer son interlocuteur... pouvait-il lui faire part de ses craintes ? Oui, ça valait mieux. Avoir l'avis d'un autre pouvait être rassurant... ou le contraire...

<< A votre avis, les mentalités des autres races diffèrent-elles de la notre ? Je veux dire... A mon époque, on a fini par surmonter les peurs qui nous éloignaient des autres comme la Xénophobie et l'homophobie, mais eux ? Peuvent-ils accepter notre existance et notre manque de savoir par rapport à eux ? Je dois avouer que j'ai un peu peur de ce qui pourrait se passer. >>

Partager ses craintes lui apportait un petit soulagement... mais peut être n'était-ce que provisoire...

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MessageSujet: Re: Quand le soleil est à son zénith... [PV Heine] Mar 24 Jan - 18:30
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Raven acquiesca les propos de Heine, lui non plus n'avait jamais connu le monde autrement que sous le règne des Hommes et de leur envie de possession. Décidément... à suivre le fil de leur discussion, il n'y avait vraiment pas de quoi être fier d'être humain. Mais le blond passait au-dessus. Après tout, on est ce qu'on est et rien ne peut y changer. La nature finit toujours par reprendre ses droits. Puis l'homme aux cheveux blancs se remit à parler, et Raven fut à nouveau captivé par ses propos. Il avait complètement oublié sa déception et sa frustration à l’égard des mensonges qu'on lui avait proféré durant toutes ces années. Il s'intéressait plutôt au fait de savoir ce qui allait attendre les êtres humains dans les années qui suivraient celles de son époques. Apparemment rien de bien joyeux... des guerres, encore des guerres... et mondiales en plus?! Il fallait croire que l'Homme ne s'améliorait pas avec le temps et encore moins avec le progrès. Puis, il tilta sur ce qu'avait dit Heine quelques secondes auparavant.

- Une nouvelle fin du monde en 2012? Si c'est réellement le cas, vous avez bien de la chance d'être parti... Mais on nous a tellement menti sur des choses d'une telle ampleur, que je suis du même avis que vous, je crois qu'encore une fois, l'être humain se confectionne des peurs à base d'éléments parfois purement rationnels qui sont déformés.

Les minutes avaient passé, les pas aussi, les gens dans la rue autour s'en étaient allés vers d'autres endroits et furent remplacés par d'autres personnes. Et Heine répondit alors à Raven. Encore une fois cette notion de possession et de cupidité qui ressortait dans les propos de son interlocuteur. Il ne devait pas vraiment être fier de ce qu'était les hommes pour sembler si sombre en proférant ces paroles. Mais dans un sens, c'était parfaitement compréhensible. Qui pourrait être heureux de faire partie de l'espèce qui semblait la moins tolérante et la plus butée sur leur planète? Même de simples animaux faisaient parfois preuve de plus de bon sens que les êtres humains. Beau paradoxe pour des créatures censées êtres intellectuellement supérieures à tout ce qui vit sur la Terre, non?

- Ce sera toujours ainsi, c'est la façon dont fonctionne l'Homme. C'est comme une montre, elle est faite pour donner l'heure. Demandez-lui de creuser un trou et elle ne répondra pas. Bon, il y a des exceptions parmi les humains... mais c'est un phénomène tellement rare...

Il pensait à de rares personnes dites "normales" qui avaient essayé de s'ouvrir à des forces dites "supérieures", à ouvrir les yeux des gens sur de soit-disant dangers qui s'avéraient parfaitement inoffensifs... Bref, des clairvoyants, des gens dotés d'une capacité à ne pas rester enfermés dans leurs forts intérieurs. Puis, Heine lui fit part d'une de ses réflexions personnelle. Ou plutôt, un questionnement bien particulier et que Raven trouvait intéressant. Et le blondinet sourit amicalement à l'homme.

- Sincèrement, je pense que ce que nous, êtres humains, prenons comme un manque de savoir en voyant ce que peuvent produire d'autres races, est parfaitement réciproque. Ne restent-ils pas eux aussi perplexes ou admiratifs devant ce que peuvent créer les hommes? Leur mentalité doit certainement être bien différente de la notre en fonction de leur origine, mais est-ce que dans ce monde cela a réellement une importance? Les Hommes ne manquent pas de Savoir, tout comme... je ne sais pas... les elfes ne manquent pas de Savoir. Nous se savons pas faire les mêmes choses, ce qui n'est pas réellement du même ordre. Ensuite, regardez autour de vous. Il y a tellement de diversité dans les attitudes et les apparences que ce monde ne semble pas être basé sur les mêmes idées de peur et d'intolérance que sur Terre. Si nous venons tous d'horizons si différents dans ce nouveau monde, je pense que c'est bien dans un but de découverte mutuelle, comme pour rapprocher des peuples qui n'auraient jamais eu l'occasion de se connaitre autrement. Il faudrait vraiment qu'un fou furieux débarque ici pour tout faire basculer. Car si même des individus qui viennent d'époques différentes peuvent s'entendre, que pourrait-il réellement se passer de si terrible?

Bien évidemment tout était toujours possible, un conflit pouvait toujours se profiler suite à un malentendu. Mais l'harmonie qui les entourait dans ces rues laissait entrevoir à Raven la réelle existence d'un monde où personne ne juge l'autre car tout le monde partage ce qu'il sait. Pas de peur ici car c'est même la norme d'être tous si différents les un des autres. La magie baignait ces lieux, une magie qui semblait s'être éteinte sur la Terre.

- Pensez-vous qu'un jour, notre monde d'origine ait connu autant d'harmonie? Que la Terre fut un jour baignée d'autant de force spirituelle ou de magie qu'Heiwa?

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MessageSujet: Re: Quand le soleil est à son zénith... [PV Heine] Mar 24 Jan - 21:14
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En entendant parler de la guerre « à venir », Raven faisait une drôle de tête, comme s'il était sidéré par la bêtise humaine... enfin, c'était normal. L'homme n'allait pas en s'améliorant, bien que beaucoup voulaient croire le contraire. Et un autre détail le frappait, visiblement...

<< Une nouvelle fin du monde en 2012? Si c'est réellement le cas, vous avez bien de la chance d'être parti... Mais on nous a tellement menti sur des choses d'une telle ampleur, que je suis du même avis que vous, je crois qu'encore une fois, l'être humain se confectionne des peurs à base d'éléments parfois purement rationnels qui sont déformés.
- Oh vous savez, cette fin du monde là fait du bruit, mais seuls les plus crédules y croient. Pour les autres, c'est juste un sujet de plaisanterie. Quelqu'un à même fait un film dessus... un film, c'est une sorte de pièce de théâtre, comme un roman sauf que plutôt de lire, on le regarde dans une petite boîte qui projette l'image comme si des gens étaient à l'intérieur et on peut regarder autant de fois qu'on veut grâce à ça. >>

C'était un peu vague, comme explication, mais au moins c'était mieux que de le laisser dans le vague en ne donnant aucune description de la chose.

Retour sur le sujet de la cupidité humaine avec cette fois une bien belle parole de Raven, pleine de vérité.


<< Ce sera toujours ainsi, c'est la façon dont fonctionne l'Homme. C'est comme une montre, elle est faite pour donner l'heure. Demandez-lui de creuser un trou et elle ne répondra pas. Bon, il y a des exceptions parmi les humains... mais c'est un phénomène tellement rare...
- C'est vrai, et pourtant on se dit capable de s'adapter à tout... >>

L'homme était décidément une créature aussi stupide qu'arrogante. Elle peut être intelligente, mais elle ne fait pas l'effort de le prouver. Fort heureusement, il y avait des exceptions, aussi rares soient-elles, des gens qui ouvraient la porte à n'importe quelle personne, qui acceptaient même la plus folle des vérités, qui ne faisaient pas les mêmes erreurs que leurs frères et sœurs... Heine les enviait... enfin fut évoqué la crainte de Heine...

<< Sincèrement, je pense que ce que nous, êtres humains, prenons comme un manque de savoir en voyant ce que peuvent produire d'autres races, est parfaitement réciproque. Ne restent-ils pas eux aussi perplexes ou admiratifs devant ce que peuvent créer les hommes? Leur mentalité doit certainement être bien différente de la notre en fonction de leur origine, mais est-ce que dans ce monde cela a réellement une importance? Les Hommes ne manquent pas de Savoir, tout comme... je ne sais pas... les elfes ne manquent pas de Savoir. Nous se savons pas faire les mêmes choses, ce qui n'est pas réellement du même ordre. Ensuite, regardez autour de vous. Il y a tellement de diversité dans les attitudes et les apparences que ce monde ne semble pas être basé sur les mêmes idées de peur et d'intolérance que sur Terre. Si nous venons tous d'horizons si différents dans ce nouveau monde, je pense que c'est bien dans un but de découverte mutuelle, comme pour rapprocher des peuples qui n'auraient jamais eu l'occasion de se connaitre autrement. Il faudrait vraiment qu'un fou furieux débarque ici pour tout faire basculer. Car si même des individus qui viennent d'époques différentes peuvent s'entendre, que pourrait-il réellement se passer de si terrible?
- Je l'ignore... j'ai sans doute peur qu'un fou furieux arrive comme vous dites >>

Il avait surtout peur de ne pas être accepté par les autres, se dit-il. Un jeune des temps anciens à beau l'avoir accepté, une créature d'un autre monde, d'une autre race, peut-il s’accommoder d'un misérable couturier ?

<< Pensez-vous qu'un jour, notre monde d'origine ait connu autant d'harmonie? Que la Terre fut un jour baignée d'autant de force spirituelle ou de magie qu'Heiwa? >>

Heine prit le temps de réfléchir puis répondit.

<< La magie, je sais pas, vous devez être mieux placé que moi pour répondre, mais l'harmonie... peut être à l'époque où l'homme était encore primitif, un homme vivant dans une caverne emmitouflé dans une peau de bête en obéissant purement et simplement aux lois de la nature ? Nous étions simples d'esprits, mais nous étions « purs ». >>

Oui, ça devait être l'époque la plus « harmonieuse » de la Terre...

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MessageSujet: Re: Quand le soleil est à son zénith... [PV Heine] Dim 12 Fév - 16:32
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Un... film? Que... Hein? Une boîte avec des images qui défilent à l'intérieur? L'époque de Heine semblait vraiment de plus en plus bizarre. Et même si Raven ne comprenait pas vraiment ce qu'était un... film, ce qu'il avait saisit en revanche, c'était que les gens avaient utilisé les peurs des populations pour les matérialiser de façon à entretenir l'angoisse. Un peu comme toujours quoi. Il y a des profiteurs partout, tout le temps. Et la moue boudeuse d'incompréhension du blond refit surface. Il détestait ne pas réussir à comprendre, à s'imaginer les choses. Il aurait bien voulu à l'instant faire juste un bond éclair dans le temps, dans le monde de l'homme aux cheveux blancs pour pouvoir satisfaire son envie de découverte.

- Vous dites que seuls les plus crédules y croient, mais dans le fond, c'est peut-être le manière à eux de pouvoir avoir une vision nette d'un futur proche. Même une vision un peu... funeste. Qui sait, cela rassure peut-être les plus étranges d'entre-eux de savoir un peu à quoi s'attendre.

Il y a toujours une raison pour laquelle les êtres humains finissent par croire ou non à quelque chose. Cela peut venir de la peur, d'un phénomène de société, ou encore... d'une irrationalité pure due à une folie soudaine. Les humains sont si complexes qu'il est parfois difficile de trouver le fond des choses, les vraies raison qui les poussent à certains agissements. Et Heine parla à nouveau, exprimant une autre facette troublante de la nature humaine, celle de l'adaptabilité.

- Certes... Je pense que c'est vrai dans la limite de ce que sont capables de comprendre les individus. En fonction de leur ouverture d'esprit donc. C'est aussi ça qui fait la diversité du monde humain, nous sommes tous semblables et pourtant tellement différents. Nos caractères changent, évoluent, se transforment selon nos expériences passées.

Quelqu'un d'extrêmement sociable pouvait ainsi devenir une véritable forteresse humaine tandis que le phénomène inverse était aussi valable. L'homme est variable et évolutif au cours du temps. Rien ni personne ne peut jamais prévoir ce qui se rapporte à un être humain. D'où le fait que le blond ne croyait pas vraiment aux médiums et autres personnes qui étaient persuadées d'avoir des dons extraordinaires. Et oui, même de son époque ce genre de personnes existaient. Bon, elles ne survivaient généralement pas longtemps, on les accusait bien vite de folie et finissaient par atterrir avec leur congénères sorcières au bucher. Que de visions d'horreur, de corps en feu, de personnes hurlant au secours il avait déjà eu sous les yeux. Oui, car certaines exécutions étaient obligatoires pour tous les âges, ces méthodes servaient d'exemple, pour montrer aux enfants qui seraient le futur du pays ce qu'il ne fallait surtout pas qu'ils fassent. Raven avait fait son monologue alors, et Heine répondit par une phrase, une seule. Mais pesante. Il y avait toujours un risque dans une vie pour que tout bascule, malheureusement c'était comme ça.

- C'est le risque que nous prenons tous à accepter de vivre, de tout voir s'écrouler autour de nous, de voir une harmonie éclater en milles morceaux comme un verre en cristal auquel on aurait affligé des traitements inadéquats. Mais, si un fou furieux s'avise de chercher à briser de monde, je l'attendrai au tournant, soyez-en sûr.

Le regard du blondinet s'assombrit. Il était bien ici, et quiconque tenterait de lui ôter ce bien-être nouveau en subirait les conséquences. Il s'en était fait la promesse. D'ailleurs, les six hommes de tout à l'heure ont eut un bel échantillon de ce que c'était quand Raven tenait ses paroles et les appliquaient au mot près. Notre petit homme avait alors posé une question à son interlocuteur au sujet de la planète Terre et d'une éventuelle existence d'harmonie de la nature. Il acquiesça les propos de Heine d'un hochement de tête. Il devait avoir raison au sujet de la nature humaine, la superficialité qui avait pris peu à peu possession de la nature animale de l'homme avait brisé toute possibilité de simplicité naturelle.

- Vos pensées me paraissent justes. Les hommes en petit nombre, chassant juste ce qu'il faut pour subvenir à leurs besoins... En fait, on dit que les lapins et les souris se reproduisent à une allure folle, mais nous ne sommes pas si différents au final puisque maintenant, nous faisons partie de la pointe de la chaine alimentaire, à la tête du règne animal.

Et Raven continua d'avancer pour trouver l’hôtel auquel il était censé raccompagner Heine depuis bien... une ou plusieurs heures. Il ne savait pas trop, mais le temps passait toujours vite lorsqu'on se trouvait un compagnon intéressant, non?

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Quand le soleil est à son zénith... [PV Heine]

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