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 Welcome to Heiwa. ~ [W/ Sith]

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MessageSujet: Welcome to Heiwa. ~ [W/ Sith]   Jeu 28 Fév - 8:32

Welcome to Heiwa


PV Sith

« -Bienvenue à Heiwa. »

Heiwa… Quel drôle de nom tu ne trouves pas ? Ton esprit est bien fertile, pour trouver un nom comme celui-ci. Car il est évident que tout … ça, tout ce qui t’entoure en ce moment sort tout droit de ton imagination. Tu es certainement en train de rêver. Tu as dû lire une histoire similaire dans un de tes livres, et maintenant tu retranscris cela en rêve. Comment pourrait-il en être autrement ? Un monde parallèle ? Foutaises. Sottises ! Le seul monde qui puisse exister, c’est celui du Créateur.

Pourtant, tout cela te semble tellement réel… Lorsque ces gens étranges t’ont accueilli, tu as bien cru mourir tellement ils étaient étranges. Certaines avaient une peau… couverte d’écailles. Oui je sais, c‘est effrayants. Jamais le Créateur n’aurait pu créer quelque chose d’aussi abominable. Ou d’aussi immonde que ces espèces d’animaux à posture humaine et doté de parole. Mais malgré ton angoisse, ta détresse, ils ont fini par te raconter une histoire à dormir debout, comme quoi ta mort t’aurait précipité ici. Tu es alors parti dans un rire hystérique. Incrédule. Qu’est ce qu’ils avaient, tous ? Etaient-ils tous idiots ? Ton esprit n’était pas capable d’imaginer des personnes intelligentes ?

Mais jusque lors, tu ne pouvais même pas envisager la possibilité que ce monde existe bel et bien. Pour que ton esprit commence à douter, il lui a fallu voir ce paysage verdoyant et fabuleux, et sentir sur ton visage la brise tiède, qui semblait bien réel. Le froid contact avec les murs en marbres t’a aussi fait douter. Tes sens te criaient de céder, de te laisser aller dans ce nouveau monde, et de vivre à nouveau. Car après tout, tu es bien morte. Les souvenirs vifs et douloureux de ta mort hantent encore ta mémoire. Mais ta rationalité était en total désaccord avec ce que te soufflaient tes sens.

Déboussolée, tu as donc pris congé, et t’en es allée. Des idées contradictoires se bousculaient dans ta tête. Ta foi en Dieu était mise à l’épreuve. Peut être était-ce lui qui te faisait passer un test ? Ou peut être que ce monde était une sorte de… Paradis ? Ou bien le purgatoire ? Ces idées ont fini par t’achever. Prise de panique, tu t’es mise à courir, dévalant les marches de l’immense bâtisse. Tu avais besoin d’air. Tu avais l’impression d’étouffer dans ce monument.

Une fois arrivé à l’extérieur, tu as retrouvé un semblant de contenance, et marchand d’un pas décidé vers un banc, tu luttais pour ne pas éclater en sanglots. C’était trop dur pour toi. Et te voilà maintenant, assise sur un banc, le regard perdu dans le vide.

Tu ne prends même pas le temps de regarder la place autour de toi, trop occupé par toutes ces idées. Pourtant, je suis sûre que tu aurais adoré l’endroit. Des bancs en pierre sont posés un peu de partout, et la place est entourée de parterres de fleurs, de toutes les couleurs et toutes les variétés. Il y a même des Campanules, ta fleur préférée. C’est un endroit doux et apaisant.

Tu t’appuies sur le dossier du banc, et prends quelques secondes de répits pour observer les alentours, mais une fois encore ton regard est vide. Jusqu’à ce que tu l’aperçoives. Le garçon est à l’opposé de la place, et te tourne le dos, mais aucun doute : c‘est bien lui.

Il ne faut pas longtemps à ton cerveau pour en tirer deux conclusions terrifiantes : Soit lui aussi est mort, soit ce n’est qu’un rêve. Car après tout, la possibilité que cet endroit soit vrai était envoûtante. Enfin bon, les questions sont repoussées à plus tard. Te mettant sur les jambes, tu cours jusqu’au jeune homme, et te colle contre son dos, enlaçant son corps avec tes bras frêles.



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MessageSujet: Re: Welcome to Heiwa. ~ [W/ Sith]   Mer 13 Mar - 18:23


Cela faisait quelques temps maintenant que je faisais parti de cette cité… mais ma nature n’avait pas changé. Ce nouveau monde, une nouvelle occasion d’amasser des richesses ! De me faire un nouveau trésor à moi, unique et qui me tiendras. Je reste assez distant avec les autres, parlant à l’occasion aux gens uniquement pour des échanges de biens, des petits bibelots sans valeur contre des trésors. Le meilleur dans tout ça ? Je ne risquais pas de retrouver une femelle qui voudrait me tuer, j’allais rester comme avant, seul. Je m’étais à nouveau désintéressé de tout ça, me souvenant clairement de mon moment d’égarement qui m’avait été fatal…

Ce jour là j’avais été naviguer un peu dans ce monde, offrant mes services contre des objets insolites, et finalement terminant rapidement, la faim assouvie suite à une chasse en forme animale, je me mis a trainer dans la cité, vers mon lieu d’arrivé, plus exactement la place en dessous qui était toujours aussi belle, pour ceux qui savaient apprécier cette beauté, des pierres blanches, des pavés au sol, des plantes magnifiques, parfois connues, parfois inconnues, particulièrement bien entretenue, luxuriante et colorée. Qu’est-ce que j’allais faire ? je n’en savais rien… j’avais amassé tous mes trésors dans un coin, dans ma grotte que j’avais aménagé loin de la ville, il me fallait une journée entière pour rejoindre le pied de la montagne et quelques heures d’escalade pour atteindre ma demeure, ce qui m’obligeait à rester en ville à l’auberge au final assez souvent… en général je restais trois ou quatre jours pour amasser des trésors avant de les ramener dans ma cachette… j’étais en ville depuis le matin… je n’allais pas retourner chez moi maintenant il fallait que je trouve une occupation.
Désert… la place était déserte actuellement, ce n’était pas ici que j’allais trouver des clients, pour faire des échanges, et je n’avais pas encore été cherché des trésors, mais je n’avais pas l’envie de sortir de la ville actuellement non plus… alors j’étais là… figé sur la place, regardant le ciel, soulagé de ma solitude, et respirant l’air frais de ce monde. J’étais en train de répertorier mes trésors, ceux que j’avais et ceux que j’obtiendrais bientôt, sur lesquels j’avais des vues, ça occupait l’esprit. Toujours mes trésors éternellement…

Et d’un coup je sentis quelque chose qui m’attrapait, qui m’enserrait, comme si on me capturait ! L’étreinte se resserrait sur moi, si rapidement, et un poids se fit sentir sur mes épaules, dans mon dos, un poids que je n’attendais pas, un contact chaud, une personne… qui m’interpela et me rebuta. Pas un mot pourtant ne fut prononcé, et je fus figé sur place à ce contact. Un contact humain… une personne… je sentais des formes moelleuses contre mon dos et je le supportais mal, j’en devenais pâles, passant probablement par bien d’autres couleurs avant, je suais, et mon cœur c’était arrêté un bref instant, puis reprenant mes esprits que j’avais perdu un très court laps de temps je bondis, loin, sortant de cette étreinte pour me renfrogner, me mettre face à mon agresseur, dans une posture de défense, sans aucun défaut, et prêt a prendre forme animale pour attaquer s’il le fallait.


-Ne m’touchez pas !


Première réaction, impossible d’en avoir d’autre, le contact avec d’autres créatures m’était tellement désagréable que j’étais obligé de me braquer. C’était une femme, qui semblait venir d’un autre temps, elle avait une tenue dans un état déplorable, surement venait-elle tout juste d’arriver en ce monde, je le voyais, a son visage, à sa tenue, à son œil qui n’était plus là et qui n’avait rien pour le cacher…
Je grognais, sur mes gardes, j’étais habillé d’une chemise noire, non attachée laissant bien percevoir mes muscles, et un pantalon large, et souple. Mes cheveux attachés vers l’arrière laissant de longues mèches devant mon visage. Tant pis pour ces vêtements si je devais me transformer, et même tant mieux dans un sens, je préférais le naturel, mais en civilisation la tenue était nécessaire.


-Qui êtes-vous ? Pourquoi m’avez-vous…. - J’eus un frisson. - Touché comme ça ?


Il fallait bien que j’ai une réponse pour cette agression je n’allais pas laisser cet acte comme ça, sans avoir une raison à ce que cette folle – a première vue – m’enlace.
Et je me détendis, elle semblait tellement frêle et fragile que je me relâchais, je ne risquais rien d’elle, je ne ressentais aucun danger sauf celui d’être encore enlacé si la folie la reprenait, et je fis quelque chose qui ne me ressemblais pas du tout… fouillant dans mes poches je sorti un foulard en tissu souple que j’avais déniché, il n’avait aucune valeur, et aurait pu simplement me servir à être échangé, mais je lui tendis, simplement, elle ne devait pas se rendre compte qu’elle avait son œil en moins visible, et il valait mieux qu’elle le voit maintenant et qu’elle le cache – ce n’était pas beau à voir – plutôt que de se faire rejeter par le reste de la société ici a cause de cette blessure béante.


-Vous devriez cacher votre œil perdu.


Je détournais le regard, cela ne me ressemblait tellement pas de faire ça.

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MessageSujet: Re: Welcome to Heiwa. ~ [W/ Sith]   Ven 15 Mar - 19:31

Welcome to Heiwa


PV Sith

De la joie. Du soulagement. Du réconfort. De la crainte, et un peu d’anxiété aussi. Un flot de sentiments te submerge. Tu restes un instant collée contre le dos d’Antonio, savourant sa chaleur corporelle. Tu es bien, comme ça. Tu voudrais que le temps s’arrête, que tu puisses rester enlacée à ton tendre et cher indéfiniment, sans avoir à porter attention aux autres, sans te soucier de leur avis. Tu souris naïvement, repensant à la dernière fois que tu as pu rester dans ses bras, dans ta chambre… Mais bien vite, tu sens que quelque chose cloche.

Pour commencer, son odeur. Antonio sens d’habitude une odeur douce, l’odeur de la campagne, de la terre… Une odeur réconfortante. Alors que l’homme que tu tiens entre tes bras dégage une odeur … à la fois ressemblante mais également très différente. Ça t’est agréable et étranger à la fois. Et puis il y a sa réaction. Tu ne peux pas voir son visage, mais tu sens sous tes mains, tes bras et toutes les parties de ton corps en contact avec le sien, que ses muscles se contractent. Qu’il se raidit. Réaction bien différente que pourrait avoir ton amant, lui qui toujours te recevait avec douceur et amour. Lui qui t’enlaçait en retour et t’assommait de baiser. Portant, quelque chose te dis qu’aujourd’hui, les baisers manqueront à l’appel.

Alors que tu fronces les sourcils, te demandant ce qui n’allait pas, tu sens l’étranger s’arracher à ton étreinte. Il bondit en avant, et te fait face. Sa posture des plus grotesque te mets mal à l’aise. Son visage a l’air menaçant, ou tout du moins peu enclin à te laisser l’embrasser. Et de toute façon, maintenant que tu peux le regarder dans les yeux, tu n’as plus du tout envie de lui témoigner la moindre marque d’affection.

Tu restes un instant sous le choque, ne prêtant pas attention à la remarque brusque que l’homme t’a crié. Il n’est pas Antonio, loin de là. Et en y regardant de plus prêt, il n’a pas grand-chose en commun avec ton cupidon. Il est vrai que leurs chevelures se ressemblent assez pour t’avoir trompé, mais la ressemblance physique s’arrête ici. Il a l’air plus grand et plus musclé qu’Antonio. Il dégage une puissance qui n’existait pas chez lui. Et sa façon de s’habiller est totalement incongrue.

Et ne parlons pas de son visage ! Tu pourrais trouver autant de ressemblance entre un campanule –fleure délicate et délicieuse au regard- et un rat –infâme vermine, hideuse et répugnante- qu’entre Antonio et ce bel inconnu. Car bien que très éloignés des cannons de beauté que les gens de la haute société ont fixé pour toi, il possède une beauté qui lui est propre, et qui t’est une nouvelle fois étrangère. Une beauté bestiale, et naturelle
.

Enfin bon, il te fait vite redescendre sur terre, t’agressant de nouveau :

« -Qui êtes-vous ? Pourquoi m’avez-vous… Touché comme ça ? »

Une chaleur désagréable envahit tes joues. Tu ne vois pas ton reflet, mais pas besoin de ça pour savoir que tu rougis. Tu aurais voulu te confondre en excuses, t’enterrer six pieds sous terre tellement la situation est gênante. Ou bien prendre la fuite, te mettre à courir aussi loin que possible. Mais tu ne peux tout bonnement pas faire ça. Les bonnes personnes doivent savoir prendre leurs responsabilités. Tu ravales donc à grand peine ta peur, et redresse le visage bien haut, comme si tu espérais pouvoir devenir aussi grande que le jeune homme –ce qui est tout simplement impossible, toi qui est si petite.

Alors que tu allais prendre la parole, tu sens une boule inconfortable se loger dans ta gorge, et bloquer tes cordes vocales. Tes paroles restent coincées. Ta lèvre inférieure tremble, et tu dois te mordre les joues pour ne pas exploser en sanglot. Les larmes te montent aux yeux, ou plutôt à l’œil, car il ne t’en reste plus qu’un, et tu détournes le regard, baissant la tête pour cacher les larmes qui embrument ta vision. Tu prends conscience de combien Antonio te manque, à quel point tu avais besoin que ce soit lui… Mais ce n’est qu’une pale figure de ton ancien amant qui se tient face à toi.

Une idée insupportable prend alors place dans ton esprit… Et si tu ne pouvais plus jamais le revoir ? Et s’il t’avait été arraché pour toujours ? Le bébé ne connaitrait alors jamais son vrai père. Ta main se pose délicatement sur ton ventre à peine arrondi. Tu sens l’étoffe de ta robe. Enfin, ce qu’il en reste. Tu es dans un sal état. Tu n’es plus que l’ombre de toi-même.

Une nouvelle fois, le blondinet te tire de tes pensées. Cette fois-ci, sa voix grave ne résonne pas, mais c’est le bout de tissu qu’il te tend qui te sort de ta bulle. Tu restes là, à fixer le chiffon sans comprendre, perplexe
.

« -Vous devriez cacher votre œil perdu. »

Tes sourcils s’arc-boutent, et tu relèves la tête. Lui aussi semble mal à l’aise. Et c’est sans doute ta faute. Mais tu es trop abasourdie pour t’en soucier. Tu lui souris faiblement, et d’une main tremblante, attrape le foulard. Tes doigts effleurent sa main, et un picotement les engourdit. T retires précipitamment ta main, tenant fermement le bout de tissu. Tu renifles et te racles la gorge.

« -Merci beaucoup… C’est très aimable à vous. »

Ta voix est faible. Elle aussi semble n’être plus qu’une ombre de son passé. Tu soupires une fois de plus, non pas par agacement mais plus par automatisme. Car tu ne sais pas quoi faire… Un peu comme pour boucher le vide.

Tu essayes tant bien que mal d’attacher le foulard, dune main gauche et peu assurée, ce qui prend une bonne minute à cause de tes mains tremblantes. Une fois que tu as réussi à boucler le nœud, tu observes attentivement le « gentleman »
.

« -Je suis désolée pour ce comportement quelque peu déplacé. Je vous ai pris pour quelqu’un d’autre… Mais ça n’arrivera plus. »

Tu tripotes tes mains derrière ton dos, mal à l’aise.

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MessageSujet: Re: Welcome to Heiwa. ~ [W/ Sith]   Dim 24 Mar - 19:36


Elle sembla figée, sous le choc de m’être retiré aussi brutalement de son étreinte, ou sous le choc de mes paroles, de mon agression, j’étais plus que sur la défensive. Elle semblait ailleurs et c’est quand je repris la parole qu’elle sembla reprendre ses esprits, rougissant, pour moi sans raison, je n’avais pas la connaissance des sentiments comme la honte, la gêne, ou d’autres encore qu’elle aurait pu ressentir à cet instant, ce n’était que des mots pour moi rien de plus. Elle sembla avoir perdu la voix en plus, en voila une autre… finalement pour briser ce silence, me calmant je lui tendais un foulard pour son œil lui conseillant de cacher ce trou béant qui restait a son orbite, un œil arraché et l’autre encore intact, profond. Je ne suis pas à l’aise avec la gentillesse mais ça ne me coutait rien a ce moment précis, et elle semblait trop perdue pour continuer à l’agresser, ce serait la perturber d’autant plus et la mener à sa perte, même si cela ne me regardait pas et que je m’en moquais, je préférais tout de même ne pas en être la cause.
Elle sourit faiblement et attrape le foulard en tremblant effleurant ma main, je ne réagis pas plus que ça, en temps normal j’aurais retiré ma main brusquement mais là c’est moi qui lui avait tendu je ne pouvais pas réagir ainsi. Elle retira elle sa main brusquement une fois le foulard bien fermement tenu entre ses doigts et elle se racle la gorge, renifles pour finalement me remercier précisant que c’était très aimable, je croise les bras, elle avait une vois faible, presque tremblante, elle devait être vraiment perdue et apeurée. Je hoche la tête.


-de rien, de rien…


Elle soupire, puis essaie d’attacher son nouveau cache œil, en mettant du temps, à cause de ses mains tremblante, j’étais à la limite de l’aider quand elle réussi enfin à boucler le nœud du foulard et alors à me regarder à nouveau pour finalement s’excuser de son comportement déplacé, qu’elle m’avait prise pour quelqu’un d’autre, précisant que ça n’arrivera plus. Elle semblait vraiment embarrassée, les mains dans son dos. Je me gratte la tête, relevant ma mèche devant mes yeux au passage pour finalement soupirer.

-ça ne risque plus d’arriver non. Mais c’est rien, vous êtes pardonné.


Voila c’était dit, maintenant je pouvais partir, la laisser, reprendre mes activités, et pourtant… même si je me disais que j’allais y aller j’avais du mal à partir comme ça et la laisser ainsi perdue dans ce monde. J’avais commencé à faire pivoter mon corps, montrant des premiers signes de mon départs, mais mes yeux naviguaient partout, autour, sur elle, autour d’elle, par terre, montrant que je ne savais pas quoi faire, que j’étais embêté de la laisser, et finalement soupirant je me remis face à elle, droit, beaucoup plus détendu qu’avant même si je restais mal à l’aise de ne savoir quoi faire, quoi dire et de ne pas avoir l’habitude des relations, et de les fuir en plus en temps normal, sauf pour le travail.

-Euh… vous… euh… je m’appelle Sith… v-vous avez besoin de quelque chose ? Vous avez l’air complètement perdue… vous devez tout juste arriver ici et même pas croire que tout cela est vrai je me trompe ?


Qu’est-ce qu’y me prenait ? Voila que j’allais commencer à lui faire la conversation et à me montrer bien trop aimable avec elle ? Me préoccuper d’une nouvelle arrivante ?! Ça ne me ressemblait que trop peu, mais bon… ce nouveau monde était peut-être aussi en train de me changer un peu… même si mon instinct m’indiquait de partir je restais là.
Pire encore voyant sa tenue vraiment rapiécé j’ôtais ma chemise et maladroitement m’approcha pas trop près pour la lui poser sur les épaules, en gardant un minimum mes distance et évitant le contact direct, autant dire que j’ai laissé tombé ma chemise sur ses épaules.


-Pour pas que vous attrapiez froid…


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MessageSujet: Re: Welcome to Heiwa. ~ [W/ Sith]   Ven 5 Avr - 19:39

Welcome to Heiwa


PV Sith


Une, deux, trois, quatre, cinq… Tu comptes les secondes, ne sachant quoi faire d’autre. Comme si les compter dans ta tête les ferait défiler plus rapidement, comme si le temps s’accélèrerait en le lui demandant implicitement. Pourtant non. Le temps ne passe pas plus vite, au contraire peut être. Les secondes semblent s’éterniser, et tu restes là, à regarder le jeune homme de ton seul œil valide. Ton interlocuteur, qui semble tout aussi dégourdi que toi en cette belle journée, se gratte la tête, comme s’il avait des puces…

Des puces ? Serait-ce le cas ? Après tout, tu as bien vu des personnes ailées, à ton arrivée. Pourquoi ce bonhomme là ne pourrait-il pas se transformer en vieux chien pouilleux ou en singe infesté de vermines ? Tu réprimes une grimace de dégout. Beurk, des puces. Quelle horreur ! Vous imaginez ? Il ne manquerait plus qu’une de ces bestioles te saute dessus… Tu esquisses un pas en arrière, puis te retiens au dernier instant. Après tout, il a été aimable et même gentil avec toi, ce n’est pas pour que tu te conduises en peste en retour ! Tu restes donc stoïque, immobile, ne sachant que faire de ton corps.

« -Ça ne risque plus d’arriver non. Mais c’est rien, vous êtes pardonné. »

Un sourire se dessine sur tes lèvres à cause de son ironie. Comme s’il avait eut le choix ! On ne refuse pas de pardonner quelqu’un. Si on lui garde rancune, ce n’est pas pour le cracher à sa figure. Non, dans ton monde, les gens sont bien trop hypocrites. Ils se gardent de dire tout haut ce qu’ils pensent tout bas lorsque la personne visée est dans les parages. Toute fois, tu inclines légèrement la tête, comme pour le remercier.

Sur cette petite phrase forte sympathique, il aurait pu te laisser. Et à en juger ce mouvement de pivot qu’il fait avec ses jambes, c’est ce qu’il avait l’intention de faire. Mais visiblement, quelque chose le reteint… Peut être tes carmes féminins ? Ou plus probablement l’intrigue que tu as suscité chez lui ? Car il est clair que se faire câliner par un inconnue (ou une inconnue, dans le as présent) n’est pas chose courante, même ici. D’autant plus que ce numéro-là semble tout particulièrement détester les démonstrations d’amour. Toute fois, il a le courage de rester avec sa tortionnaire, et même de l’aider.

Soupirant une fois encore –car comme toi, il semblerait qu’il ait le syndrome du je-soupire-pour-un-oui-pour-un-non – il se fige devant toi, cessant ses tournis-cotis de bassins. Bien que toujours peu naturel, il est néanmoins plus décontracté qu’il y a peu. Et puis, tu n’as rien à dire. Ta position à toi est tous sauf naturelle : Le dos trop droit et les épaules trop en arrières, la tête haute, perchée sur un coup trop tendu, comme si tu essayais de te dévisser la tête. Comme si une telle position pouvait paraitre authentique.

« -Euh… vous… euh… je m’appelle Sith… v-vous avez besoin de quelque chose ? Vous avez l’air complètement perdue… vous devez tout juste arriver ici et même pas croire que tout cela est vrai je me trompe ? »

Une fois encore, tu es amusée par sa démarche maladroite. Tu l’observes donc avec un demi-sourire amusé. Ton visage semble s’éclairer un peu, comme s’il était moins ravagé par la tristesse qui te submerge encore. Mais il a vu juste. Tu es nouvelle et perdue, presque autant qu’il semble l’être face à une jeune fille de bonne société. Peut être pourriez-vous vous entre-aider ? Si tu lui donnais quelques tuyaux pour mieux se comporter avec une Dame, il pourrait te montrer quelques trucs pour que tu t’intègres ? Mais tu gardes cette idée bien au chaud dans ta tête.

Le dénommé Sith se sépara de sa chemise qu’il déposa délicatement sur tes épaules dénudées. Bon d’accord, peut être pas avec toutes la délicatesse qu’il aurait fallut, mais l’attention était touchante. Et puis, même s’il s’était rapproché près au point de te donner quelques palpitations au cœur, il ne t’avait pas écrasé les pieds ou autre. Finalement, il ne se débrouille pas si mal que ça, en Gentleman… Tu devras te trouver un autre guide ici…

« -Pour pas que vous attrapiez froid… »

Toujours souriante, tu resserres la veste autour de ton coup et dégage tes cheveux de sous la veste. Le vêtement est empreint de l’odeur de son propriétaire, qui te chatouille les narines. Une odeur sauvage et suave, plaisante et grisante.

« -Oui, c’est vrai que ce serait un peu embêtant. »

Tu accompagnes ta phrase d’un petit rire très féminin, très doux, quelque peu pudique, et retenu. Tu aurais bien voulu rire plus franchement, mais ton éducation n’autorise pas les femmes à rire comme elles le voudraient.

« -Merci, c’est très aimable à vous, Monsieur Sith. Et si je pus me permettre de me présenter à mon tour, je m’appelle Magda Despucci Moore. »

Tu as pris les devants en te présentant, sans qu’on te l’ait demandé, te disant qu’en fait, ici, les bonnes manières n’étaient peut être pas primordiales. Après tout, un homme aussi rustre que celui que tu as devant toi ne peut pas s’offusquer pour quelque chose comme ça, n’est ce pas ? Ne laissant pas le temps à ton compagnon de te réprimander pour ce manque de politesse, tu enchaine :

« -Et non, vous ne vous êtes pas trompé. Je viens juste de sortir de ce bâtiment, dis-tu en pointant la grande tour, où une bande de gens étranges m’a accueilli… Et je dois avouer que j’ai du mal à m’habituer à cet endroit doit aussi étrange… »

Puis tu fais quelques pas vers lui, prenant soin de laisser tout de même une marge de sécurité –sait-on jamais s’il se remettait à agir bizarrement – et te mettant sur la pointe des pieds, tu lui murmure sur le ton de la confidence :

« -Je dois avouer avoir cru rêver longtemps… Et je ne suis toujours pas sûre de vraiment être réveillé ! Dites-moi, est ce que les gens d’ici sont tous aussi peu ordinaire que ces personnes là ? Avec des ailes ou des queues ? Ou bien encore des tâtes d’oiseau ? »

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